Club d’échecs

Club d’échecs

Les qualités développées par la pratique du jeu d’échecs

La responsabilité individuelle :

Le joueur est décisionnaire par son engagement. L’autonomie en devient une force de caractère.

La structuration de l’espace :

Les joueurs tiennent compte des lignes verticales, horizontales et diagonales qui obligent le joueur à réduire ou agrandir sa vision du même espace et à passer du plan vertical au plan horizontal.

La mémoire :

Les études de problème d’échecs, les analyses de parties et d’ouverture ainsi que les parties d’échecs approfondissent l’expérience. Elles seront emmagasinées dans la mémoire à long terme.
Au début les débutants feront plus attention aux lignes, colonnes et cases alors que, par la suite, ils seront plus sensibles aux configurations des pièces, des groupements, et cela au fur et à mesure de l’enrichissement de leur expérience.

La volonté de vaincre et la maîtrise de soi :

L’esprit de compétition pousse le joueur à prendre en charge sa propre formation et joue un rôle fondamental dans la motivation à explorer des stratégies nouvelles.

La logique mathématique et l’esprit de synthèse :

La stratégie des échecs repose sur un raisonnement par hypothèses et entre donc dans la catégorie des raisonnements scientifiques. De nombreuses applications mathématiques, arithmétiques, géométriques sont possibles.

Dans nos classes de Lycée Professionnel des Métiers, nos élèves manquent cruellement d’un esprit analytique. Ils sont souvent réfractaires à nos raisonnements des matières scientifiques ou gestionnaires.  Ils ne sont pas acteurs parce que l’esprit d’autonomie et d’initiative est manquant.

Pour certains élèves, ne travaillant que très peu chez eux, tout est emmagasiné en cours. Le jeu d’échecs est un moyen ludique d’entraînement efficace de la mémoire. Il permet de développer la motivation, la concentration.

En cela il lutte contre l’échec scolaire.

Légende des échecs : le Turc mécanique contre Napoléon Bonaparte

 Le Turc mécanique ou l’automate joueur d’échecs est un célèbre canular construit à la fin du XVIIIème siècle. Il s’agissait d’un automate créé en 1770 par Johann Wolfgang Von Kempelen.

Il se présentait comme une sorte de meuble ampli d’un jeu complexe de poulies et d’engrenages, surmonté d’un mannequin articulé. Ce mannequin apparaissait apte à disputer des parties d’échecs – et à les remporter de manière brillante. L’automate fut exhibé des années durant à travers toute l’Europe, et jusqu’aux États-Unis. Il fut détruit dans un incendie en 1854.

En réalité, cette machine ne disposait pas de 150 ans d’avance technologique sur son temps. Elle reposait en fait sur une illusion : un jeu de miroirs permettant de masquer l’existence d’un compartiment secret du meuble, apte à accueillir un joueur humain. Une combinaison élaborée d’aimants et de ressorts permettait à ce joueur de recevoir les coups joués et d’activer le mannequin.

Quoi qu’il en soit, l’automate joua contre des sommités de son temps (telles Benjamin Franklin ou Catherine II de Russie) et, par une journée de 1809 à Schoenbrunn, près de Vienne, Napoléon Bonaparte.

Napoléon, qui menait alors la Campagne qui devait mener à la victoire de Wagram, était peut-être alors au summum de son génie militaire, mais peut-être pas échiquéen. Il adorait les échecs – mais, s’il était en mesure de battre régulièrement une suivante de Joséphine, Mme de Rémusat, il n’en avait pas moins un style maladroit, consistant à précipiter ses pièces vers le Roi adverse, en négligeant toute défense. Il visait généralement des mats spectaculaires issus de gambits désordonnés, ce qui évidemment ne pouvait aboutir face à un bon joueur. Napoléon compensait ces faiblesses par une certaine propension à la tricherie et à la mauvaise foi. Néanmoins, il n’échappa pas à la défaite face à l’automate (en l’occurrence manipulé par un certain Johann Allgaier).

Voici cette partie, qui est l’une des rares de l’Empereur qui nous soit parvenue notée:
1. e4 e5 2. Qf3 Nc6 3. Bc4 Nf6 4. Ne2 Bc5 5. a3 d6 6. O-O Bg4 7. Qd3 Nh5 8. h3 Bxe2 9. Qxe2 Nf4 10. Qe1 Nd4 11. Bb3 Nxh3+ 12. Kh2 Qh4 13. g3 Nf3+ 14. Kg2 Nxe1+ 15. Rxe1 Qg4 16. d3 Bxf2 17. Rh1 Qxg3+ 18. Kf1 Bd4 19. Ke2 Qg2+ 20. Kd1 Qxh1+ 21. Kd2 Qg2+ 22. Ke1 Ng1 23. Nc3 Bxc3+ 24. bxc3 Qe2# 0-1

Napoléon Ier, né le 15 août 1769 à Ajaccio et mort le 5 mai 1821 sur l’île Sainte-Hélène, est le premier empereur des Français, Napoléon Bonaparte est un militaire, général dans les armées de la Première République française, née de la Révolution, commandant en chef de l’armée d’Italie puis de l’armée d’Orient.

Parvenu au pouvoir en 1799, par le coup d’État du 18 Brumaire, il est Premier consul jusqu’au 2 août 1802, puis consul à vie jusqu’au 18 mai 1804, date à laquelle il est proclamé Empereur. Il est sacré Empereur en la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804, par le pape Pie VII.

Partie Blitz : explications

Le mot «Blitz» est un mot allemand qui signifie «éclair».

Avant l’usage de la pendule, vers la fin du XIXème siècle, les parties duraient couramment plus de 20 heures lors de matches importants !

À cette époque, la tactique «d’avoir l’ennemi à la fatigue» était courante. C’est pourquoi l’introduction des pendules avec l’obligation de jouer un certain nombre de coups dans un laps de temps donné fut une vraie bénédiction pour les échecs.

Savoir tirer parti de la pendule, ou de l’horloge, est devenu indispensable à tout joueur qui se respecte, et son usage fait partie du «fair-play» aux échecs.

7 septembre 1940
Le Blitz : Londres sous les bombes

Le 7 septembre 1940, suite à l’échec des attaques aériennes contre l’Angleterre, Hitler inaugure une nouvelle tactique destinée à abattre le moral de l’ennemi : 364 bombardiers allemands, escortés par 515 chasseurs, bombardent Londres de 17h à 4h30 du matin.
La première attaque cause 430 morts, surtout dans les quartiers populaires de l’East End. C’est le début de ce que les Allemands appellent du nom de code « Blitz » (« éclair » en allemand). Londres va être bombardée 57 nuits de suite avant que le brouillard n’offre un bref répit aux habitants…